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L'univers social des prisons La captivité désaffilie les détenus de la plupart de leurs réseaux sociaux et groupes d'appartenance. De plus, l'administration pénitentiaire exerce un contrôle jusque dans les plus petits détails de la vie quotidienne horaires des repas, du lever et du coucher, composition des menus, programme et type d'activité, accès aux biens de consommation, etc. L'incarcération a ainsi pour conséquence de déposséder les individus de leur identité personnelle et sociale et d'invalider les compétences et les expériences dont ils pouvaient faire état dans la société.

Elle leur impose un univers social confiné parfois très différent du leur, celui de la population. Ils n'en reste pas moins que les valeurs, les symboles, les mythes, les légendes, les croyances, les habitudes, les coutumes, les rites, les normes, les règles, les façons d'être, les idéologies et les modèles dominants restent de par le monde majoritairement patriarcaux.

Evelyne Josse 5 carcérale et les contraint à se couler dans une nouvelle identité1 conditionnée par le contexte pénitentiaire. La virilité comme principe organisateur de la sociabilité carcérale Au sein de l'institution pénitentiaire, la virilité tient lieu d'identité au détriment de toute autre spécificité telle que les différents domaines d'activité travail, activités de loisirs, etc.

La violence comme instrument d'hiérarchisation du collectif carcéral Dans ce chapitre, nous allons tenter de démontrer comment la violence structure le collectif carcéral en produisant de nouvelles identités individuelles et en établissant une hiérarchie entre prisonniers. Nous l'avons vu, le virilisme se manifeste principalement par un comportement dominateur et violent. Dans la société carcérale, cette violence, en particulier la violence sexuelle, devient le moyen d'exercer un pouvoir dans une situation où les individus en sont presque totalement privés.

Ainsi, les relations que tissent entre eux les prisonniers sont le plus souvent dominées par des rapports de force et d'autorité virile basés sur la soumission et l'humiliation. Dans l'univers pénitentiaire, chacun gagne sa place en se mesurant aux autres.

Face à la provocation ou à l'intimidation d'un co-détenu, il est impossible de fuir. Il n'existe dès lors que deux options: S'il refuse de se soumettre, l'individu n'a qu'une issue: Les détenus capables de se défendre deviennent des leaders. La violence produit ainsi des masculinités inégales ; elle départage les individus en deux classes: Evelyne Josse 6 provocation ou intimidation , à leur volonté de dominer résolution violente des conflits, refus de la négociation, comportement sexuel dominateur , etc.

Les victimes d'agressions sexuelles sont également exclues de la communauté virile car selon les mythes un homme digne de ce nom ne peut être forcé à accomplir quelque acte que ce soit et préfère mourir plutôt que de céder sa virginité anale. C'est le cas des individus petits, minces, aux traits délicats, imberbes, à la peau douce associée à la jeunesse ou à l'apparence de la jeunesse , portant les cheveux longs, maniérés, de caractère sensible, timide et pacifique.

Parmi les sous-hommes, on retrouve également les prisonniers ayant transgressé le code d'honneur propre à l'identité masculine: L'exemple des prisons des pays de l'ex-Union Soviétique2 La vie des détenus dans les prisons des pays de l'ex-Union Soviétique3 est régie par une hiérarchie interne basée sur un système de caste.

Sans entrer dans les détails, mentionnons les principales catégories: Ils ne collaborent pas avec l'autorité pénitentiaire à laquelle ils opposent un pouvoir parallèle4, pouvoir dont ils sont les leaders. Leur avenir dans le crime n'est pas scellé. A leur sortie de prison, certains deviendront des bandits professionnels tandis que d'autres s'engageront à mener une. Antonina Chernysheva les a complétées de précieuses précisions.

Qu'elle en soit ici remerciée. Néanmoins, le type de relation qu'elles entretiennent entre elles diffère d'une région à l'autre. Ainsi, en Sibérie, les individus issus des différentes castes co-existent dans les mêmes cellules. Au Kirghizstan, les petukhi résident dans la zone de travail, complètement séparés des blatnje et des muzhiki logés dans des baraquements.

Le leadership varie également selon les régions. En Sibérie, les blatnje régentent toutes les castes tandis qu'au Kirghizstan, les petukhi ont leur propre chef. Dans certaines colonies c'est le cas notamment au Kazakhstan , l'administration pénitentiaire jugule le pouvoir des blatnje ; dans d'autres, elle n'ose affronter cette autorité de fait. Soulignons cependant qu'il s'est constitué et formalisé par opposition aux abus de l'administration communiste.

Le lecteur intéressé peut se référer à l'article de Vavokhine Y. Durant leur incarcération, ils respectent les règles imposées par les blatnje1 et refusent de collaborer avec l'administration carcérale.

Ils coopèrent avec les autorités administratives ce qui leur vaut d'être considérés comme des traîtres par les blatnje et les muzhiki. Le viol le dévirilise, voire le féminise, la victimisation et la passivité sexuelle étant perçues comme l'opposé de la virilité. L'exemple des prisons américaines Dans les prisons américaines, le collectif carcéral n'est pas stratifié en castes formelles comme il l'est dans les pays de l'ex-Union Soviétique.

Cette typologie se fonde principalement sur le comportement sexuel des détenus, celui-ci tenant lieu d'identité. Evelyne Josse 8 soumis1. Dans ce système, l'assujettissement et la violence sexuelle constituent donc un instrument de hiérarchisation.

Hiérarchie carcérale et construction sociale des genres Homosexualité versus hétérosexualité La majorité des actes sexuels auxquels se livrent les prisonniers ne relèvent pas de l'homosexualité au sens strict. En effet, dans la conception des détenus, seul le partenaire soumis passif dans la pénétration ou actif dans la fellation et dans la masturbation est considéré comme homosexuel ou plus précisément, comme un équivalent symbolique féminin dans la sodomie, il est pénétré comme l'est une femme, voire même jouit d'une manière comparable.

L'homme dominant, quant à lui, se comporte sexuellement comme il le ferait avec une compagne et éprouve des sensations physiques similaires à celles ressenties dans les rapports hétérosexuels. Il prouve qu'il est un homme en étant sexuellement actif: Il affirme et consolide ainsi sa virilité. Passivité sexuelle et permutation de genre La passivité sexuelle sodomie subie, fellation et masturbation prodiguées à autrui , consentante ou forcée, corrompt l'identité sexuée du prisonnier.

Elle lui dérobe sa virilité et le convertit en un équivalent symbolique féminin. On conçoit dès lors que la violence sexuelle ait des effets de transformation identitaire tant au niveau personnel que collectif. Elle produit une mutation radicale dans la manière dont les victimes se perçoivent elles-mêmes et dont elles conçoivent leurs relations à leur environnement social immédiat et plus largement, à la société dans son ensemble. Elle induit également une modification des rapports sociaux au sein de la population carcérale.

Ainsi, les détenus sexuellement contraints ne peuvent prétendre à un quelconque pouvoir économique par exemple, dans les activités de contrebande ou le marché du sexe3. Ils acquièrent également une place particulière dans l'économie domestique pénitentiaire. Ils sont souvent contraints d'effectuer les diverses tâches ménagères vaisselle, lessive, entretien de la cellule et.

Il a été choqué, il a eu du mal à comprendre. Je lui ai expliqué: Nous avons interpellé à ce sujet des membres du personnel. Non que je pensais les hommes dedans radicalement différents de dehors. Après notre réponse négative, son discours reprit sans changer de registre et se conclut, quelques minutes plus tard, par un très déroutant: Chez le mâle, y a quand même la pulsion sexuelle beaucoup plus forte. Nous, on a la veuve poignée, on a les pornos.

Là, on punirait les hommes par la privation des femmes et donc de sexualité , ici, on punirait les femmes en les privant de leurs enfants ou de la possibilité de procréer. Cette sexualité ne les mettrait donc ni en concurrence, ni en danger: Selon un préjugé tenace, les rapports sexuels lesbiens seraient exempts de risques de contamination.

Les femmes détenues devraient pourtant avoir à leur disposition des préservatifs masculins et des fémidons pour les rapports hétérosexuels qui peuvent avoir lieu au parloir , mais également des gants en latex, digues dentaires ou leurs substituts comme les films alimentaires.

Pourtant, leur absence, dans les détentions masculines, est certainement ce qui rend la prégnance de la sexualité indéniable: On peut néanmoins avancer, au vu des statistiques criminelles et des témoignages recueillis, que ces violences sont bien plus fréquentes dans les détentions masculines que féminines.

Il faut néanmoins faire état des violences sexuelles que peuvent commettre des personnels pénitentiaires masculins, mais aussi des femmes, notamment détenues: Néanmoins, quelques-uns de ces délits ou crimes notamment les viols conjugaux ne valent pas à leurs auteurs un tel étiquetage.

Ignorées parce que formellement interdites, les pratiques sexuelles existent pourtant. Il est difficile, en prison, de parler et de faire parler de sexualité: Gonin Daniel, La Santé incarcérée. Jackson Bruce, Leurs prisons , Paris, Plon, Ricordeau Gwénola, Les Détenus et leurs proches.

Rostaing Corinne, La Relation carcérale. Identités et rapports sociaux dans les prisons de femmes , Paris, PUF, Il visait Véronique Vasseur , médecin-chef à La Santé, et sa critique des conditions de détention. Il a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle 19 mars Genre, sexualité et société est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.

Revue internationale dédiée aux questions de genre et de sexualité. Sommaire - Document suivant. Normes, expériences et stratégies sociales. Female sexualities in prison: Plan Des formes de sexualités féminines en prison. Les représentations masculines de la sexualité féminine incarcérée. La présence de personnels de surveillance de sexe opposé.

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Il est au courant. Elle vient avec lui. Mon mari aussi le sait. Il a été choqué, il a eu du mal à comprendre.

Je lui ai expliqué: Nous avons interpellé à ce sujet des membres du personnel. Non que je pensais les hommes dedans radicalement différents de dehors. Après notre réponse négative, son discours reprit sans changer de registre et se conclut, quelques minutes plus tard, par un très déroutant: Chez le mâle, y a quand même la pulsion sexuelle beaucoup plus forte. Nous, on a la veuve poignée, on a les pornos. Là, on punirait les hommes par la privation des femmes et donc de sexualité , ici, on punirait les femmes en les privant de leurs enfants ou de la possibilité de procréer.

Cette sexualité ne les mettrait donc ni en concurrence, ni en danger: Selon un préjugé tenace, les rapports sexuels lesbiens seraient exempts de risques de contamination. Les femmes détenues devraient pourtant avoir à leur disposition des préservatifs masculins et des fémidons pour les rapports hétérosexuels qui peuvent avoir lieu au parloir , mais également des gants en latex, digues dentaires ou leurs substituts comme les films alimentaires. Pourtant, leur absence, dans les détentions masculines, est certainement ce qui rend la prégnance de la sexualité indéniable: On peut néanmoins avancer, au vu des statistiques criminelles et des témoignages recueillis, que ces violences sont bien plus fréquentes dans les détentions masculines que féminines.

Il faut néanmoins faire état des violences sexuelles que peuvent commettre des personnels pénitentiaires masculins, mais aussi des femmes, notamment détenues: Néanmoins, quelques-uns de ces délits ou crimes notamment les viols conjugaux ne valent pas à leurs auteurs un tel étiquetage. Ignorées parce que formellement interdites, les pratiques sexuelles existent pourtant. Il est difficile, en prison, de parler et de faire parler de sexualité: Gonin Daniel, La Santé incarcérée.

Jackson Bruce, Leurs prisons , Paris, Plon, Ricordeau Gwénola, Les Détenus et leurs proches. Rostaing Corinne, La Relation carcérale. Identités et rapports sociaux dans les prisons de femmes , Paris, PUF, Il visait Véronique Vasseur , médecin-chef à La Santé, et sa critique des conditions de détention.

Il a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle 19 mars Genre, sexualité et société est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4. Revue internationale dédiée aux questions de genre et de sexualité. Sommaire - Document suivant. Normes, expériences et stratégies sociales. Female sexualities in prison: En prison, un homme pénétré est un homme dégradé. Mais pénétrer un homme ne fait pas nécessairement de soi un homosexuel, si on le fait avec violence et domination.

On peut donc, en prison, violer un homme sans nécessairement remettre en question sa virilité. Le violeur va offrir sa protection à sa victime en échange de relations sexuelles régulières, instaurant une forme de rapport de prostitution.

Il y a aussi une homosexualité de circonstance: Des rapports sexuels surviennent, aussi avec des assistantes sociales, des professeures, des médecins qui travaillent en prison, des surveillantes… Tout arrive, évidemment. Parfaitement illégales, ces relations sont tues: Vous parlez de supplice pour les détenus et leurs conjoints au parloir.

Comment parviennent-ils à le contourner? Cette interdiction est vécue comme une punition injuste. Pour la contourner, de petites négociations se mettent en place avec les surveillants. Sans compter que ces discussions sont toujours soumises au pouvoir de clémence du surveillant: Et puis il y a les négociations pratiques: Leurs conjointes arrivent vêtues de jupes amples capables de dissimuler les ébats, et sans sous-vêtements pour permettre rapidement la connexion des corps, et la déconnexion si le surveillant intervient.

Ce ne sont pas des conditions de dignité. Ni pour les détenus, ni pour leurs conjointes. Elles sont vues comme des prostituées qui viendraient tirer leur coup rapidement pour satisfaire leurs hommes.

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Il renvoie aux spécificités des individus dans leur communauté et dans leur culture en fonction de leur sexe. Chaque société établit des règles spécifiques pour ses membres, enfants et adultes, selon qu'ils sont de sexe féminin ou de sexe masculin. Ces règles, implicites et explicites, déterminent les rôles, les statuts, les responsabilités, les obligations, les activités, les pratiques, les modes relationnels entre hommes et femmes, les attitudes et les comportements acceptables et appropriés pour chacun, dans chaque situation, en fonction de son sexe.

Partout dans le monde, ces représentations et pratiques concernant les identités et les rôles assignés à chacun des deux sexes induisent une asymétrie de pouvoir entre les genres. En effet, ces stéréotypes attribuent aux hommes la position dominante tant collectivement.

Voir le site http: Evelyne Josse 3 qu'individuellement, tant dans le domaine privé que public économique, politique, culturel, social et sexuel. Genre et violence On nomme violence basée sur le genre en anglais, gender-based violence ou GBV , violence sexospécifique ou bien encore violence sexiste1, tout acte perpétré contre la volonté d'une personne et résultant de sa détermination biologique ou de son rôle spécifique en tant qu'être sexué. La violence sexuelle est un type spécifique de violence basée sur le genre2.

Comme nous verrons, l'agression sexuelle dans l'univers carcéral constitue un moyen d'établir le degré de masculinité des détenus et de leur assigner leur position dans la hiérarchie carcérale. Les déterminants de la violence sexiste La virilité La virilité se décline selon trois axes: Selon l'axe biologique, elle désigne les caractéristiques physiques de l'homme sexe, musculature, pilosité, etc. Selon l'axe sexuel, elle renvoie au comportement sexuel puissance, comportement sexuel dominant: Selon l'axe psychosocial, elle définit les capacités physiques, les aptitudes psychiques et les valeurs morales culturellement attribuées aux hommes.

Dans la plupart des sociétés, la virilité est associée à la force physique, à la puissance, au courage, à la résistance mentale, au sens de l'honneur, à la capacité à se battre, à la domination des plus faibles tous traits de caractère censés résulter des capacités physiques , etc. Ce paroxysme de virilité se manifeste principalement dans les communautés régies par la loi du plus fort 3 telles que les institutions pénitentiaires, l'armée, le monde de la rue gangs, bandes et les quartiers défavorisés des grandes villes.

L'usage abusif d'une position dominante signe le plus souvent une situation d'insécurité ou de malaise social. La compétition semble favoriser le repli et le renforcement des représentations traditionnelles sur des valeurs comprenant la domination masculine. Le virilisme se manifeste principalement par l'agressivité pouvant aller de l'agression verbale au meurtre , par la volonté de dominer et de conquérir y compris sexuellement , par le rejet d'attitudes et de comportements considérés comme des signes de faiblesse pitié, compassion, indulgence, sentiments amoureux, etc.

Ce virilisme s'exprime dans les rapports que les hommes établissent avec les femmes autant que dans les relations qu'ils construisent avec leurs semblables masculins. Comme nous le verrons, cette virilité totalisante se manifeste notamment au détriment de ceux qui ne parviennent pas à affirmer leur masculinité. L'univers social des prisons La captivité désaffilie les détenus de la plupart de leurs réseaux sociaux et groupes d'appartenance.

De plus, l'administration pénitentiaire exerce un contrôle jusque dans les plus petits détails de la vie quotidienne horaires des repas, du lever et du coucher, composition des menus, programme et type d'activité, accès aux biens de consommation, etc. L'incarcération a ainsi pour conséquence de déposséder les individus de leur identité personnelle et sociale et d'invalider les compétences et les expériences dont ils pouvaient faire état dans la société.

Elle leur impose un univers social confiné parfois très différent du leur, celui de la population. Ils n'en reste pas moins que les valeurs, les symboles, les mythes, les légendes, les croyances, les habitudes, les coutumes, les rites, les normes, les règles, les façons d'être, les idéologies et les modèles dominants restent de par le monde majoritairement patriarcaux. Evelyne Josse 5 carcérale et les contraint à se couler dans une nouvelle identité1 conditionnée par le contexte pénitentiaire.

La virilité comme principe organisateur de la sociabilité carcérale Au sein de l'institution pénitentiaire, la virilité tient lieu d'identité au détriment de toute autre spécificité telle que les différents domaines d'activité travail, activités de loisirs, etc.

La violence comme instrument d'hiérarchisation du collectif carcéral Dans ce chapitre, nous allons tenter de démontrer comment la violence structure le collectif carcéral en produisant de nouvelles identités individuelles et en établissant une hiérarchie entre prisonniers.

Nous l'avons vu, le virilisme se manifeste principalement par un comportement dominateur et violent. Dans la société carcérale, cette violence, en particulier la violence sexuelle, devient le moyen d'exercer un pouvoir dans une situation où les individus en sont presque totalement privés. Ainsi, les relations que tissent entre eux les prisonniers sont le plus souvent dominées par des rapports de force et d'autorité virile basés sur la soumission et l'humiliation.

Dans l'univers pénitentiaire, chacun gagne sa place en se mesurant aux autres. Face à la provocation ou à l'intimidation d'un co-détenu, il est impossible de fuir.

Il n'existe dès lors que deux options: S'il refuse de se soumettre, l'individu n'a qu'une issue: Les détenus capables de se défendre deviennent des leaders. La violence produit ainsi des masculinités inégales ; elle départage les individus en deux classes: Evelyne Josse 6 provocation ou intimidation , à leur volonté de dominer résolution violente des conflits, refus de la négociation, comportement sexuel dominateur , etc.

Les victimes d'agressions sexuelles sont également exclues de la communauté virile car selon les mythes un homme digne de ce nom ne peut être forcé à accomplir quelque acte que ce soit et préfère mourir plutôt que de céder sa virginité anale. C'est le cas des individus petits, minces, aux traits délicats, imberbes, à la peau douce associée à la jeunesse ou à l'apparence de la jeunesse , portant les cheveux longs, maniérés, de caractère sensible, timide et pacifique.

Parmi les sous-hommes, on retrouve également les prisonniers ayant transgressé le code d'honneur propre à l'identité masculine: L'exemple des prisons des pays de l'ex-Union Soviétique2 La vie des détenus dans les prisons des pays de l'ex-Union Soviétique3 est régie par une hiérarchie interne basée sur un système de caste.

Sans entrer dans les détails, mentionnons les principales catégories: Ils ne collaborent pas avec l'autorité pénitentiaire à laquelle ils opposent un pouvoir parallèle4, pouvoir dont ils sont les leaders. Leur avenir dans le crime n'est pas scellé. A leur sortie de prison, certains deviendront des bandits professionnels tandis que d'autres s'engageront à mener une. Antonina Chernysheva les a complétées de précieuses précisions. Qu'elle en soit ici remerciée.

Néanmoins, le type de relation qu'elles entretiennent entre elles diffère d'une région à l'autre. Ainsi, en Sibérie, les individus issus des différentes castes co-existent dans les mêmes cellules.

Au Kirghizstan, les petukhi résident dans la zone de travail, complètement séparés des blatnje et des muzhiki logés dans des baraquements. Le leadership varie également selon les régions. En Sibérie, les blatnje régentent toutes les castes tandis qu'au Kirghizstan, les petukhi ont leur propre chef. Dans certaines colonies c'est le cas notamment au Kazakhstan , l'administration pénitentiaire jugule le pouvoir des blatnje ; dans d'autres, elle n'ose affronter cette autorité de fait.

Soulignons cependant qu'il s'est constitué et formalisé par opposition aux abus de l'administration communiste. Deux femmes et deux hommes racontent leur sexualité derrière les barreaux. Mona a passé 6 mois en prison elle avait besoin de parler de sexe avec une personne avec qui elle pouvait délirer.

Elle faisait des rébus érotiques, dessinait des sexes Son ami est encore en prison. Elle a peur qu'il devienne bestial à sa sortie. Pour Gérard 4 ans de prison , la sexualité c'était la masturbation, les ouvrages pornographiques, les sévices.

Il a eu des rapports homosexuels, mais à ce niveau il pense que c'est trop simple de donner des étiquettes. Danielle 6 mois de prison est tombée amoureuse. Elle trouve anormal qu'on ait besoin d'utiliser des objets pour avoir du plaisir. A l'extérieur, elle ne peut pas se contrôler et en éprouve de la honte. Jacques 11 mois de prison pense qu'à la sortie on ne peut qu'avoir des relations sexuelles par la sodomie ou son simulacre.

A sa sortie il était impuissant, il a eu des montées de haine, s'en est sorti grâce à une prostituée. Il propose qu'il puisse y avoir des visites conjugales dans les prisons.

Claude Couderc Richard Michel. Vous n'avez pas encore de compte ina. Economie et société Education et enseignement Environnement et urbanisme Justice et faits divers Religion Voir tout. Fictions et animations Adaptations litteraires Animation Fantastique et science-fiction Feuilletons et Séries Voir tout.

Cannes Voir tout. Stéphane Audran Actrice française, née en et décédée le 27 mars Jacques Higelin Auteur-compositeur-interprète et comédien français, né France Gall Chanteuse française Mathilde Seigner Mathilde Seigner est une actrice française de cinéma et Jacques Dutronc Chanteur, compositeur et acteur français né en Danielle Darrieux Danielle Darrieux, née le 1er mai est une actrice Suzy Delair Comédienne et chanteuse, née le 31 décembre Chanteur Renaud Chanteur français né le 11 mai Avec 23 albums tot Toutes les Personnalités Fermer.

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Aux grands hommes se voient attribuées des qualités de virilité et de pouvoir leur accordant une certaine légitimité pour entrer facilement dans un jeu de privilèges en détention. En Belgique, toute attitude sexuelle inappropriée est considérée comme une infraction disciplinaire de seconde catégorie.

Constamment préoccupée par la nécessité de tracer une frontière claire entre notre double fonction de chercheur-directeur , nous avons été amenée à orienter nos choix méthodologiques à la lumière de cette contrainte. Le premier porte sur le choix des établissements pénitentiaires. La première est constituée de données administratives qui regroupent 22 items sous la forme de questions fermées ou à choix multiples, les variables indépendantes. Conçues comme des prédicteurs répartis en trois grandes catégories: Néanmoins, nous avons eu conscience que certaines questions telles que Avez-vous été témoin de…?

Présentant un indice de cohérence interne statistiquement adéquat Alpha de Cronbach 10 , ces échelles sont devenues des variables dépendantes au sein de notre étude.

En analyse descriptive, les affirmations ont été recodées en 4 groupes: Pour chaque affirmation mobilisée dans cet article, les résultats qui seront exposés en pourcentage reflèteront une dichotomisation entre les réponses des deux groupes de répondants situés de 1 à 5 vs de 6 à En analyse statistique bivariée, les tests utilisés ont consisté en des tests de comparaison de moyennes et des corrélations. Nous avons également eu recours à une technique de classification disponible sur le programme statistique SPSS Voir tableaux 1 et 2 en annexe.

Notre enquête et la validité des réponses obtenues nous semblent aller vers ces constats plus positifs. La diminution du désir sexuel pouvant correspondre non seulement à une altération de la composante biologique mais aussi de la composante psychoaffective Lejeune et al. Plus le détenu avancerait en âge, plus il perdrait du désir sexuel. Ainsi, ont été sollicités des réponses aux trois affirmations suivantes: Ces résultats confirment un profil général également dressé par nos prédécesseurs: Au sein de la population enquêtée, ce processus de rigidification identitaire est particulièrement attesté parmi la tranche la plus jeune des détenus.

Un détenu peut accepter des relations homosexuelles en prison et reprendre une vie hétérosexuelle à sa libération. En prison, je me suis déjà senti menacé sexuellement.

Dans ces institutions, se retrouvaient les délinquants les plus dangereux et incarcérés pour de plus longues périodes Nacci, Kane, , La confrontation statistique de prédicteurs à cette échelle met en exergue que les détenus plus âgés, les détenus incarcérés pour infraction à caractère sexuel et les détenus ayant déclaré avoir des problèmes de santé physique et psychologique se sentent davantage concernés par les situations de violence sexuelle.

Ce constat, aussi ténu soit-il, indique un univers bien plus complexe de relations entre représentations et pratiques. Ces rapports sociaux engendrent des inégalités soumises à des menaces constantes.

Dans la réalité de la détention il en va autrement. A priori , il y aurait là un non objet. Dans le droit fil de Durkheim , nous sommes évidemment confrontée à deux niveaux de subjectivités parmi les individus interrogés: La réalité des relations sexuelles entre détenus peut dès lors être assez sensiblement éloignée des représentations.

Pour ces chercheurs, la sexualité elle-même représentait un mythe intégré par les personnes détenues Saum et al. Nous en avons vérifié statistiquement la consistance en faisant appel à une technique de classification et en effectuant des tests de différence de moyennes entre les différents groupes de détenus créés et les variables dépendantes Trois styles de conceptions peuvent être retenus que nous décrivons brièvement avant de les interpréter.

Face à la question de la sexualité incarcérée, ces détenus se situent très souvent en demi-teinte. Mais ils se montrent beaucoup plus réservés vis-à-vis des contacts de nature sexuelle avec le personnel de surveillance. En effet, le détenu qui fait son temps cherche à maximiser son bien-être et à minimiser son inconfort en détention Irwin, , Appliquant ce constat à nos résultats, nous pouvons dire que plus le détenu fait son temps dans un contexte de privation sexuelle, plus celui-ci est amené au cours de son incarcération à adopter des stratégies efficaces pour répondre à son besoin de sexualité et maintenir son équilibre personnel.

A contrario , plus le détenu est âgé et connaît une longue détention, plus celui-ci adapte ses discours et ses pratiques sur un mode de tolérance.

Il nous est hélas permis de douter du bien-fondé de cette naïveté. Pluralité dans les expressions de la sexualité. Les homosexuels et les pointeurs étant considérés comme des sous-hommes, ils sont transformés en objets sexuels utilisables à volonté. En prison, un homme pénétré est un homme dégradé. Mais pénétrer un homme ne fait pas nécessairement de soi un homosexuel, si on le fait avec violence et domination. On peut donc, en prison, violer un homme sans nécessairement remettre en question sa virilité.

Le violeur va offrir sa protection à sa victime en échange de relations sexuelles régulières, instaurant une forme de rapport de prostitution. Il y a aussi une homosexualité de circonstance: Des rapports sexuels surviennent, aussi avec des assistantes sociales, des professeures, des médecins qui travaillent en prison, des surveillantes… Tout arrive, évidemment.

Parfaitement illégales, ces relations sont tues: Vous parlez de supplice pour les détenus et leurs conjoints au parloir. Comment parviennent-ils à le contourner? Cette interdiction est vécue comme une punition injuste. Pour la contourner, de petites négociations se mettent en place avec les surveillants. Sans compter que ces discussions sont toujours soumises au pouvoir de clémence du surveillant: Et puis il y a les négociations pratiques: Leurs conjointes arrivent vêtues de jupes amples capables de dissimuler les ébats, et sans sous-vêtements pour permettre rapidement la connexion des corps, et la déconnexion si le surveillant intervient.

Ce ne sont pas des conditions de dignité. Ni pour les détenus, ni pour leurs conjointes. Elles sont vues comme des prostituées qui viendraient tirer leur coup rapidement pour satisfaire leurs hommes. On a du mal à dépasser cette fonction, parfaitement archaïque.